A bas moi ! (Eastwood)

Dans un bouquin qui lui est consacré (« Clint » de Richard Schickel. Flammarion, 39 €.), le metteur en scène préféré des français déboulonne plusieurs des films qu’il a tournés ou réalisés.

Même son chef-d’œuvre romantique « Sur la route de Madison » (1995), à propos duquel il dit que : «Durant le tournage, je me disais: “Ce truc romantique est vraiment étouffant. Je meurs d’impatience de recommencer à tirer et à tuer.”»

 

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tête de smed-prep !

On aura compris que dans ce maudit blog qui nous sert simplement d’aide-mémoire et d’attrape-tout, on tente aussi de chercher dans les sciences cognitives, les mécanismes qui gouvernent notre monde.

On sait aussi (du moins ceux qui ont lu certains articles) que le phénomène des cellules souches nous intéresse au plus haut point, ne serait-ce que pour nous permettre un avenir sans cesse renouvelé.

On s’était, un jour, dans un diner pris à rêver d’un cerveau continuellement reproduit, d’une fraîcheur sans bornes : un tête renouvelée chaque jour : imaginez le coup de massue aux totalitarismes fermés et aux cervelles de têtus…

On est tombé sur un article dans « Science et Avenir » (merveilleuse revue) : le ver de terre régénère sa tête et son cerveau, lorsqu’il sont amputés et l’on vient de découvrir le gène qui permet cet exploit. Il se nomme le « Smed-prep ».

Je reproduis ci-dessous un extrait de l’article :

« Les vers planaires ont une étonnante capacité : ils sont capables de reconstituer, après amputation, des parties de leur corps y compris les plus importantes : la tête et le cerveau. Ces créatures étranges contiennent des cellules souches adultes qui ne cessent de se diviser et peuvent se transformer en tous les types de cellules manquantes. Ils possèdent également un jeu de gènes capables de veiller à ce que cette repousse ait lieu dans le bon sens et que tout les pièces se retrouvent à leur bonne place et taille. « Ces vers étonnants nous offre l’occasion d’observer la régénération des tissus chez un animal très simple qui peut se régénérer de façon remarquable » a déclaré le Dr Aziz Aboobaker de l’Université de Nottingham.« Nous voulons être en mesure de comprendre comment les cellules souches adultes peuvent travailler ensemble sur un animal déjà formé et remplacer les tissus endommagés ou les organes manquants. Toute avancée fondamentale dans la compréhension du processus peut devenir pertinente pour les humains avec une rapidité surprenante » a-t-il rajouté. Dans un article paru dans PLoS Genetics, il livre la clé de cette étonnante capacité : un gène appelé Smed-prep. »

Smed-prep est nécessaire à la différenciation correcte et à la localisation des cellules qui composent la tête d’un planaire. Il est également suffisant pour définir où cette tête doit être située sur le ver. L’équipe a constaté que bien que la présence de Smed-prep est indispensable pour que la tête et le cerveau soient à la bonne place, les cellules souches peuvent encore former des cellules cérébrales sous l’action d’autres gènes mais ces cellules ne s’organisent pour former un cerveau normal.Daniel Félix, un étudiant-chercheur qui a réalisé le travail expérimental a déclaré: « La compréhension des bases moléculaires du remodelage des tissus et de la régénération est d’une importance vitale pour la médecine ré-générative. Nous avons caractérisé le premier gène nécessaire pour la construction et la structuration des tissus en cours de régénération. » Un première pièce du puzzle qui permettra peut-être un jour de reconstruire des organes et des tissus humains.


Êtes-vous prêt ?

la corde blessante

Un de mes amis, au demeurant pas si sage que ça, débraillé et souvent ivre, prétend que quelques préceptes de vie concentrés dans de très brèves phrases ou proverbes valent mieux que tous les traités du monde.

Je me suis, souvent, moqué de lui, gentiment.

Un jour, alors que nous étions invités chez un homme très riche se vantant de sa richesse devant des convives smicards ou au chômage, cet ami prit la parole, et s’adressant à l’argenté lui dit, en riant bien sûr : « on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu ».


Henri Atlan, fraude et catastrophisme

On a lu un bouquin d’Henri Atlan, biologiste et philosophe (De la fraude, le monde de l’onaa. Librairie du 20e et 21e siècle. 19, 95€).

Le sujet est curieux et, partant,  l’analyse par le lecteur difficile ou hésitante.

On veut, cependant donner à lire ici un texte qui peut intéresser : intéresseront beaucoup :

L’inné et l’acquis. Un entretien paru dans « Philosophie Magazine. Ici

On en donne un extrait pour ceux qui ne cliquent pas sur les liens :

 » La sempiternelle question de l’inné et de l’acquis est une source sans cesse renouvelée de faux problèmes et de malentendus. Ce furent des scientifiques de haut niveau, relayés par les media, qui ont annoncé que toutes les maladies seraient guéries grâce au projet génome humaine, y compris les pathologies sociales comme la criminalité et même la pauvreté. Les choses ont changé, comme je vous l’ai dit, en partie grâce aux résultats inattendus de ce projet. Et il est généralement admis que des facteurs d’environnement sont associés aux déterminismes génétiques et c’est évidemment un progrès par rapport au réductionnisme du même nom. Mais la question rebondit aussitôt quand on croit pouvoir « mesurer » la part innée – ou génétique, bien que cela ne soit pas la même chose – et la part acquise. Les revues scientifiques de haut niveau publient encore des études sur de telles estimations, bien que les méthodes statistiques sophistiquées utilisées reposent sur des hypothèses erronées, et que cela ait été dénoncé régulièrement par des articles critiques depuis plus de trente ans. Ces calculs n’auraient de valeur que si l’on admettait que les effets des gènes et de l’environnement s’ajoutent les uns aux autres de façon indépendante. Or il n’en est rien : les effets des gènes dépendent de l’environnement et réciproquement. Une part d’inné peut être de 40% dans un environnement donné et de 10% ou 75% ou n’importe quoi d’autre dans d’autres environnements « 

réveil kantien

Allez savoir pourquoi (en vérité ne cherchez pas à savoir…), il y a des jours où les réveils sont mystérieux, et, partant, féconds. C’est le cas aujourd’hui. Dans la cuisine, je fixe d’un regard amorphe le liquide qui coule de la cafetière, décidément bien lente. Et, curieusement, me vient, comme un flash, une pensée kantienne, la maxime bien connue du « grand chinois de Königsberg » : « Que se passerait-il si tout le monde agissait comme moi ? ».

Après avoir bu mon café, j’ai cru, un instant, vraiment un très court instant, que mon action était, effectivement, universalisable.

On se console comme on peut…

chocolat noir

«Notre étude confirme, ce que l’on soupçonnait de longue date, à savoir que manger du chocolat est quelque chose que les gens font quand ils se sentent psychologiquement mal » a déclaré Béatrice Golomb, professeur agrégé de médecine à l’UCSD School of Medicine , à propos de sa recherche publiée dans les Archives of Internal Medicine. L’étude portait sur environ 1000 sujets afin de déterminer s’il existait un lien entre consommation de chocolat et humeur.

Encore un stress lorsqu’on cherche dans nos placards une tablette. A quand une vie sans questions et du plaisir sans culpabilité ? C’est ce que vient de m’écrire un ami, en ajoutant (voir titre) qu’on est dans le « Noir désir ». Facile…

tombeau protecteur

On ne résiste pas à reproduire ici une perle enfantine :

Une question posée à un enfant : « Pourquoi un cercueil ?- Parce que, sans ça, on mourrait…on aurait froid. »

Sans commentaires, même si ceux qui glosent dans les revues de philo ou psycho en ont des tonnes, notamment sur le lieu commun de la plongée nécessaire dans le monde enfantin et « l’adulto-centrisme »…